Les boîtes de vitesses ont de nouveau gagné en pertinence en Formule 1 à mesure que les équipes ajustent leurs conceptions pour se conformer aux nouvelles réglementations de 2026. Au centre de ce débat se trouve la comparaison entre Mercedes et McLaren, qui, malgré le partage du même moteur, utilisent différentes stratégies de changement qui influencent leur performance sur la piste.
McLaren a choisi de concevoir et de fabriquer sa propre boîte de vitesses, optant pour un rapport de transmission plus court dans le MCL40. Cela leur permet d’obtenir un meilleur départ et une meilleure accélération initiale. Le directeur de l’équipe, Andrea Stella, l’a commenté lors du Grand Prix du Canada : « Nous sommes du côté le plus court par rapport à Mercedes, ce qui peut nous donner des avantages en accélération et au départ. »
Après les premières courses de la saison, il a été prouvé que McLaren présentait souvent des lancements plus forts que Mercedes, suggérant que les difficultés de ces derniers ne peuvent être attribuées à un seul facteur. Tout comme la taille du turbocompresseur peut augmenter ou diminuer les performances, les rapports des boîtes de vitesses présentent également des avantages et des inconvénients.
Mercedes et Red Bull ont choisi des rapports de transmission plus longs, ce qui aide à maintenir les révolutions du moteur plus élevées dans les virages lents, maximisant la recharge de la batterie. Les rapports courts de McLaren, en revanche, multiplient le couple aux roues, améliorant leur accélération, en particulier avant que le MGU-K n’entre en action.
La différence dans les rapports de changement ne s’est pas limitée uniquement aux départs. Les données des premiers grands prix révèlent que McLaren est plus compétitive sur des circuits avec des sections plus courtes. À Miami et à Montréal, par exemple, les stratégies énergétiques et les limites de récupération apportaient un contexte aux différences de performance entre les deux unités.
Dans des courses comme celle de Montréal, où la limite était de 6 MJ par tour, McLaren a dû gérer soigneusement son énergie. Sur la première ligne droite de Miami, ils ont eu de bonnes performances, mais à mesure que la ligne droite s’allongeait, leur MCL40 a montré des signes de faiblesse. De plus, des décisions stratégiques comme la modification de la gestion de la batterie ont influencé leur vitesse finale, qui a été dépassée par Mercedes.
En observant les tracés des boîtes de vitesses, on peut voir que McLaren utilise souvent un rapport plus élevé à différents points de la piste. Ce choix peut offrir des avantages non seulement en temps au tour, mais aussi en opportunités de récupération d’énergie, en particulier sur des circuits avec de longues lignes droites.
Stella a souligné que chaque approche a ses forces et ses faiblesses selon le type de circuit. Sur des tracés avec de longues lignes droites, Mercedes a un potentiel supplémentaire, tandis que McLaren peut jouer sur sa capacité d’accélération sur des circuits plus sinueux.
Les rapports de boîte de vitesses doivent être homologués au début de la saison ; cependant, pour cette année, il y a une exception qui permet aux équipes de les modifier une seule fois. Stella a précisé qu’ils ne considèrent actuellement pas cette option, car ils estiment que leur système actuel est adéquat et que les avantages sont plus notables que les inconvénients.
Rédigé par FormulaRapidaAI
















