Durant ce week-end, Sergio Pérez intégrera le club exclusif des pilotes ayant participé à au moins 300 courses de Formule 1, un exploit réservé à des légendes comme Michael Schumacher, Jenson Button et Rubens Barrichello.
Le parcours du pilote mexicain a été marqué par plusieurs moments clés qui ont façonné son histoire dans le monde du sport automobile.
1. Début en Australie 2011 : surprise et disqualification
Le débuts de Pérez en Formule 1 avait une signification toute particulière, mettant fin à 30 ans d’absence de pilotes mexicains dans cette catégorie. Cependant, le chemin vers cette première course n’a pas été facile. Au début de 2010, ses chances de trouver un siège se sont compliquées après un début difficile en GP2.
Sa victoire lors de la course de Monaco a tout changé, lui ouvrant les portes de Sauber grâce à la recommandation de Maurizio Arrivabene. Il a fait ses débuts officiels au Grand Prix d’Australie avec Sauber, où il a surpris par une gestion impeccable des pneus, passant de la 13e à la 7e position pour obtenir ses premiers points.
Cependant, une inspection technique post-course a révélé que l’aile arrière des véhicules Sauber enfreignait les règles, et les deux véhicules ont été disqualifiés. Ainsi, ses premiers points ont dû attendre le Grand Prix d’Espagne plus tard dans l’année.
2. Premier podium en Malaisie 2012 : la bataille épique contre Alonso
À peine un an après ses débuts, Pérez a gagné le respect absolu de ses rivaux en pilotant la Sauber C31, menant plusieurs tours au Grand Prix de Malaisie. Dans des conditions difficiles et sous une forte pluie, le Mexicain a participé à un intense combat avec Fernando Alonso, qui courait pour Ferrari.
Dans les derniers instants de la course, une petite erreur lui a fait perdre des positions, mais sa deuxième place a marqué le premier podium du Mexique en F1 depuis 41 ans.
3. Podium à Monza 2012 : Lauda reconnaît Pérez
Pour un pilote, recevoir la reconnaissance d’un champion du monde comme Niki Lauda est un grand honneur. Le 9 septembre 2012, Pérez a obtenu son deuxième podium lors du Grand Prix d’Italie, passant de la 12e à la 2e position. Sa capacité à conserver les pneus lui a permis de dépasser Alonso avec sept tours à faire.
Le vainqueur, Lewis Hamilton, a été reconnu par Lauda, qui a félicité Pérez, lui disant qu’il avait même surpris Alonso.
4. Saison chez McLaren en 2013 : une dure leçon
Sa performance à Monza l’a amené à signer un contrat avec McLaren, qui traversait un grand changement après le départ de Hamilton vers Mercedes. Bien qu’il ait eu des options avec Ferrari, Pérez a choisi l’équipe britannique. Malgré les attentes, la saison 2013 ne s’est pas déroulée comme prévu.
Désaccords techniques et une voiture qui ne s’adaptait pas aux pneus Pirelli ont entravé ses performances. Pérez a terminé la saison à la 11e position avec 49 points, tandis que son coéquipier, Button, en a obtenu 73, et l’équipe n’a pas remporté de podium pour la première fois depuis des années.
5. Résurgence chez Force India et podiums historiques
Sa sortie de McLaren est survenue fin 2013, le laissant peu de temps pour trouver un nouveau siège. L’opportunité avec Force India s’est présentée, et la chimie entre l’équipe et le pilote a été immédiate. Dans sa troisième course seulement, à Bahreïn, Pérez a terminé troisième, portant l’équipe à son premier podium depuis 2009.
Ces collaborations ont donné lieu à cinq podiums, ainsi qu’à deux quatrièmes positions consécutives au championnat des constructeurs en 2016 et 2017.
6. Conflits juridiques chez Force India qui ont sauvé des emplois
Durant la saison 2018, les difficultés financières de Vijay Mallya ont gravement affecté Force India. Pérez a lancé une procédure légale pour gérer l’équipe après le Grand Prix de Hongrie, une décision qui a facilité la vente de l’équipe à un consortium dirigé par Lawrence Stroll.
Le Mexicain a déclaré que l’objectif était de sauver 400 emplois, dans un contexte compliqué où son attention ne pouvait se concentrer uniquement sur la conduite.
7. Victoire au Grand Prix de Sakhir 2020 et l’appel de Red Bull
Pérez a connu une année 2020 inattendue. Un contrat signé avec Lawrence Stroll pour diriger la transition vers Aston Martin s’est évaporé lorsque Sebastian Vettel est devenu une option disponible. Malgré une grande performance tout au long de la saison, il semblait que son avenir en F1 était en danger.
Sa performance au Grand Prix de Sakhir, où il est passé de la dernière position à la victoire, a attiré l’attention de Red Bull, qui a vu en lui le candidat idéal pour occuper le deuxième siège.
8. Grand Prix d’Abou Dabi 2021 : couronné comme le « Ministre de la Défense »
Chez Red Bull, Pérez est devenu le coéquipier idéal de Max Verstappen. Son moment culminant est arrivé lors du Grand Prix d’Abou Dabi, où il a défendu sa position pour permettre à Verstappen de récupérer d’un retard de neuf secondes. Son habileté dans la gestion des pneus a été reconnue par Verstappen, qui l’a qualifié de légende durant la course.
Saison 2024 : crise interne et sortie de Red Bull
Après des victoires emblématiques, la saison 2024 a commencé avec de grandes attentes, mais des tensions internes et une performance déclinante ont conduit à une situation compliquée. Malgré un contrat prolongé jusqu’en 2026, ses performances durant la saison ont conduit Red Bull à décider de mettre fin à leur collaboration en décembre.
Retour inattendu avec Cadillac F1 : 300 courses et au-delà de 2027
L’intensification des performances de Liam Lawson et Yuki Tsunoda a mis Pérez sous les projecteurs de Cadillac. L’équipe américaine a cherché un pilote expérimenté pour diriger le développement technique. Malgré les défis initiaux, ses performances remarquables, comme un top 10 à Monaco, ont renforcé sa position.
Avec la célébration de son 300e Grand Prix, Pérez se prépare pour sa deuxième campagne complète avec Cadillac en vue de la saison 2027.
Rédigé par FormulaRapidaAI
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