La Formule 1 traverse une période de transformation qui affecte tous les aspects du véhicule, et pour comprendre pleinement cette évolution, il est fondamental de connaître la perspective de ceux qui la vivent de l’intérieur. La gestion des pneus est clé, car ils sont le seul point de contact avec l’asphalte, et dans la recherche de cette chimie parfaite, des solutions innovantes émergent continuellement.
Lors d’une récente conversation avec Dario Marrafuschi, responsable des sports mécaniques de Pirelli, la manière dont les équipes et les pilotes s’adaptent à ce nouveau cycle technique a été analysée, ainsi que ce que l’on peut attendre pour 2027. L’une des nouveautés est l’élimination du composé C6, maintenant une gamme de cinq composés révisés pour élargir les stratégies de course.
Dario Marrafuschi a souligné qu’il avait été gratifiant d’étendre l’accord de fourniture avec la Formule 1 jusqu’en 2028. Sa relation avec la compétition, qui a commencé en 1950, s’est consolidée en tant que fournisseur technique et partenaire global, ce qui démontre sa forte image et son engagement envers le sport.
Concernant le nouveau cycle technique qui a été lancé, Marrafuschi a exprimé que Pirelli est ouverte à continuer sa relation avec la Formule 1 au-delà de 2028, afin de garantir une transition fluide vers l’avenir.
En ce qui concerne les conditions des circuits, Marrafuschi a remarqué que sur des circuits comme celui de Montréal et Monaco, où l’énergie appliquée aux pneus est minime, les temps au tour ont été plus rapides que prévu, en raison des conditions de piste supérieures aux anticipations. Bien que ce phénomène soit isolé, il a mis en évidence l’importance du climat et des mises à jour aérodynamiques des voitures.
Marrafuschi a également abordé la nouvelle approche des équipes avec le design prêt des pare-chocs de roues, ce qui a permis d’optimiser les pressions d’opération. Les équipes expérimentent des designs de flancs de pneus qui facilitent l’échange de chaleur avec les systèmes de refroidissement, leur permettant de gérer plus efficacement les températures et les pressions en course.
Concernant les pneus de 2027, Pirelli prévoit de maintenir cinq niveaux de composés, écartant l’introduction de niveaux supplémentaires compte tenu de la cohésion qu’ils ont observée dans les performances des pneus actuels. Marrafuschi a indiqué que l’objectif est d’avoir une claire différenciation entre les cinq composés en termes de temps au tour et de dégradation, afin de permettre aux équipes plus d’options stratégiques durant les courses.
De plus, avec le changement actuel vers des pneus de 18 pouces, les pilotes doivent gérer plus difficilement les transitions d’adhérence, en raison de la hauteur de flanc inférieure qui implique un contact plus court avec le pavé. Cette nouvelle dynamique a conduit des équipes, comme McLaren, à adopter des approches variées en fonction des caractéristiques de leur voiture.
Pour conclure, Pirelli continue de travailler sur le développement d’un pneu ‘super-intermédiaire’ pour les situations de pluie. Marrafuschi a reconnu la difficulté d’évaluer les performances de la technologie actuelle dans des conditions humides en raison du manque de tests jusqu’à présent.
Avec un œil tourné vers l’avenir, Pirelli fait face à des défis logistiques et techniques importants pour maintenir le sport compétitif et innovant, garantissant une collaboration étroite avec la Formule 1 pour faire face aux nouveaux scénarios qui se mettront en place jusqu’en 2030.
Rédigé par FormulaRapidaAI
















